CNRS : Conseil d’administration du 15 mars 2018

, popularité : 11%

Deux interventions principales de notre élue :

  • l’une suite à la présentation introductive du PDG , et qui concerne plus spécifiquement la déontologie et l’intégrité scientifique
  • la seconde sur le point recapitalisation de la SATT Grand centre.

L’ordre du jour de ce CA :
1. Approbation de l’ordre du jour
2. Approbation du compte-rendu des débats du Conseil d’administration du 7 décembre 2017 (vote)
3. Intervention du Président-Directeur général
4. Questions financières :
4.1 Arrêté des comptes sociaux, des comptes consolidés et affectation du résultat comptable 2017 (vote)
4.2 Budget rectificatif n°1 2018 (vote)
5. Questions stratégiques :
5.1 Participation du CNRS à la consolidation du capital social de la SATT Grand Centre (vote)
5.2 Prise de participation dans la SCIC Faire Savoirs (vote)
6. Questions diverses :
6.1 Rapport annuel d’activité du comité d’audit
6.2 Nomination au comité d’audit (vote)
6.3 Demande d’attribution d’un logement de fonction (vote)

En pièce jointe, les notes de ce CA et les documents fournis.

Intervention de Sud Recherche EPST sur la déontologie et l’intégrité scientifique

La déontologie est un sujet important pour nous à Sud Recherche EPST, car aux-côtés de la défense des collègues, nous portons un syndicalisme de transformation sociale, qui nous invite à nous interroger sur le sens de nos métiers, et la question de la déontologie y prend toute sa place. Pour autant, elle ne peut se limiter à rédiger une charte qui va se retrouver rangée dans un tiroir, ou en la mise en place de normes de certification.
Pour Sud Recherche EPST, nous ne pouvons pas échapper à nous interroger sur comment les modes de fonctionnement actuels de la recherche ont un impact sur la déontologie et l’intégrité scientifique. Entre autres, comment le mode de financement de la recherche sur projet, qui met en concurrence les acteurs, et la précarité engendrée, affecte la qualité de la recherche ; comment les modes d’évaluation, le « publish or perish », la mise en compétition impactent l’intégrité scientifique et l’éthique de la recherche. Pour nous le financement public et le statut de fonctionnaires sont des éléments fondamentaux pour garantir la déontologie et l’intégrité scientifique, pour garantir l’indépendance et la pérennité de recherche ; pour sa diffusion vers la société et au service des citoyens.

Intervention de Sud Recherche EPST à propos de la recapitalisation de la SATT

Nous voterons contre la participation du CNRS à la SATT. Une fois de plus il s’agit d’utiliser l’argent public au profit d’intérêts privés : au-delà on peut s’interroger sur l’impact réel de ces structures : par exemple combien d’emplois stables créés ? Quelle durabilité des start-ups créées ?
Pour Sud Recherche EPST, il faut cesser de gaspiller l’argent public dans ce type de structures ; tout comme il faut cesser la gabegie du crédit d’impôts recherche, plus de 6Md€ attribués quasi sans contrôle aux entreprises, dont certaines comme Sanofi qui dans le même temps licencie son personnel de recherche, et rase un bâtiment dédié à la recherche flambant neuf et qui n’a même jamais vu aucune manip.
Et c’est sans compter sur les dizaines de Md€ du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) dont le bénéfice sur l’emploi estimé est plus que mitigé : selon l’étude la plus favorable, pendant la période 2013-2015 le CICE aurait permis de créer ou sauvegarder en moyenne annuelle 108000 emplois ; dans ces conditions le coût d’un emploi sauvé s’élève pour l’État à environ 110000€. Quant à l’impact sur l’investissement en R&D les analyses diligentées par le comité de suivi du CICE s’accordent pour dire qu’il est nul. Le seul impact qu’ils n’ont pas eu les moyens analyser c’est sur les dividendes car étonnamment les éléments nécessaires ne leurs ont pas été communiqués ! Avec l’argent du CICE, l’État aurait pu financer l’équivalent de 3.6 CNRS supplémentaires… ou des écoles, des hôpitaux, des universités, etc…
Mais pendant ce temps-là, le gouvernement fait le choix de virer des fonctionnaires, de casser leur statut, de supprimer des services publics… C’est inacceptable et nous serons dans la rue le 22 mars et au-delà pour le dire.

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