CNRS : Conseil d’administration du 25 juin 2018

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La principale intervention de notre élue a porté sur le rapport annuel 2017 du contrat d’objectif 2015-2018.

A l’ordre du jour de ce CA :
1. Approbation de l’ordre du jour
2. Approbation du compte-rendu des débats du Conseil d’administration du 15 mars 2018 (vote)
3. Point d’actualité
4. Rapport d’activité 2017 du CNRS (vote) - Focus scientifiques
5. Rapport annuel du contrat d’objectifs 2015-2018
6. Questions financières
6.1 Budget rectificatif n°2 - 2018 (vote)
7. Questions stratégiques :
7.1 Fondation partenariale du CNRS
7.2 Compte-rendu 2017 des décisions du président en matière de participation aux organismes dotés de la personnalité morale et orientations proposées pour 2018 (vote)
8. Questions diverses :
8.1 Transformation de la mission pour l’interdisciplinarité (MI) en mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires (MITI) (vote)

En pièce jointe, les notes plus détaillées et les documents fournis (en accès privé)

Intervention Sud Recherche EPST à l’issue de la présentation du rapport 2017 du contrat d’objectif

Ces « jolis » bilans ne doivent pas nous faire oublier que depuis 2010 ce sont plus de 2000 emplois qui ont disparus au CNRS, dont plus de 1000 emplois de titulaires. Sur l’ensemble des EPST, sur la même période ce sont plus de 4000 ETPT sous-plafond qui n’ont pas été pourvus faute de moyens… Cette situation n’est pas tenable, elle n’est pas acceptable. Elle a un impact sur les conditions de travail des agentes et des agents, mais aussi sur la qualité de la recherche. Il est donc nécessaire et urgent de non-seulement faire cesser l’hémorragie, mais au-delà, de créer de l’emploi. Les moyens existent, ils sont sanctuarisés chaque année dans le crédit impôt recherche ; avec près de 6Md d’€, c’est l’équivalent de plus de 80000 emplois de chargé·e·s de recherche ou d’ingénieur·e·s d’étude qui sont donnés en cadeau fiscal aux entreprises, sans contrepartie ni contrôle ! Un autre choix politique est donc possible… Mais on se doute bien que ce ne sera pas celui du gouvernement : l’annonce de la suppression de 120000 postes de fonctionnaires ainsi que les autres mesures dites « de refondation du cadre social » dans le cadre d’action publique 2022 indiquent une volonté pure et simple de destruction de la fonction publique. Sud Recherche EPST avec Solidaires, ainsi qu’une très large intersyndicale fonction publique dénoncent ces mesures qui visent à casser nombre d’éléments fondateurs du statut, par exemple en prônant un recours accru aux contrats ou la rémunération au « mérite » et en limitant l’intervention des instances de défense du personnel, voire en les supprimant comme les CHSCT. Dans ce contexte, je finirai en rappelant notre opposition, ainsi que celle des autres organisations syndicales, à la mise en place du contrat de chantier - qui fait partie des annonces gouvernementales dans le cadre d’action publique 2022 - que ce soit dans l’ensemble de la FP ou plus spécifiquement dans notre secteur.

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